Elles sont parties !
En 2018, un couple d’hirondelles de cheminée (pardon, "rustiques", même si ni ma maison ni mon quartier ne le sont), est venu construire un nid dans mon garage, une grosse demi-coupe de torchis appuyée sur la tringle d’un rideau coupant le sous-sol en deux. Curieusement, le couple est presque toujours venu s’établir en juillet, préférant probablement pour sa première nichée une autre maison du bout de la rue, devant laquelle le mâle restait en faction des heures durant. Couvées d’été, couvées tardives, envolées fin août-début septembre, sous les encouragements conjoints des parents et des aînés de la première nichée.
Ce printemps j’étais en train de jardiner devant le garage ouvert quant un « Kiwit » soudain me fit lever les yeux, vers des ailes noires virevoltant dans la pénombre du sous-sol. Premier comme c’est l’usage, le mâle venait d’arriver. Il ressortit bientôt, pour aller se poser sur un fil en face de la maison, et commencer à chanter.
Cette boule de plumes d’une vingtaine de grammes venait de traverser la moitié de l’Afrique, le Sahara, l’Espagne et la moitié de la France en quelques jours. J’ignore si son arrivée lui a occasionné un quelconque bonheur, le plaisir de retrouver son nid ou le soulagement d’être enfin arrivée à bon port, mais sa joie a certainement été bien inférieure à celle des autres occupants de la maison lorsqu'il l'ont vu revenir.
Je le lui ai d’ailleurs dit.
Après que les jeunes aient appris à voler, ils reviennent un certain temps chaque soir au nid, pour y passer la nuit. Depuis une semaine, aucun n'est plus revenu... je leur souhaite bon voyage.
Et pour que le temps ne soit pas trop long d'ici leur retour, j'ai ajouté quelques modèles à ma collection...
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